Théurgie et sorcellerie

Théurgie et sorcellerie

Rituels magie noire

  En Magie, il existe de manière schématique et générique deux grandes orientations ésotériques : la “Magie du Chaos” (ou Sorcellerie) et la “Magie Divine” (ou Théurgie). La distinction principale entre les deux magies n’est bien évidement pas uniquement syntaxique, pour prendre un exemple symbolique assez explicite, disons que les deux divergent lorsque le chemin à prendre permet à l’une de tracer en force directement un passage en éliminant sans préoccupation tout ce qui s’oppose à la bonne marche du but à atteindre, alors que l’autre permet plutôt de prendre des sentiers battus et de contourner intelligemment les éléments qui font face, voire même de les utiliser à bon escient pour en tirer une énergie positive. En quelques mots, nous venons de définir parfaitement deux modes opératoires opposés sur deux voies distinctes menant pourtant au même résultat mais dont l’une apportera son lot de destruction et de désordre pour y arriver alors que l’autre aura préféré ordonnancer et arranger au mieux la marche.

Il n’y a pas ici qu’une simple parabole ni un stéréotype désuet dans le parcours à suivre pour pratiquer la Haute Magie, selon que l’on s’oriente sans vergogne sur la Voie des Ténèbres ou plutôt avec une certaine sagesse sur la voie du Bien, c’est toute une “disposition d’esprit” à prendre mais aussi un choix radical en ce qui concerne ses “alliés” à invoquer lors de rituels spécifiques… Et c’est justement ici que tout est à la fois très différent et complexe à gérer. Et la frontière entre les deux Magies est souvent mince et “Les chemins se croisent toujours au centre de la vallée entre la Montagne et le Précipice” (proverbe chinois Yi-King). Par ailleurs, la notion de mal reste relative…

En Sorcellerie rien n’empêche l’utilisation de forces négatives si l’on aboutit à un résultat satisfaisant, la fin justifie les moyens même si ceux-ci sont dangereux ou néfastes. Il est préférable de bien juger le pour et le contre avant de lancer un rituel de magie noire propre à la Sorcellerie car les résultats seront peut-être au rendez-vous mais à quel prix… c’est la dette karmique à payer avec en supplément des effets retours assez malheureux, notamment si l’on a fait appel à des entités noires (très mauvaises) qui veulent leur dû. Autant dire que si le sorcier a choisi des forces infernales au-dessus de ses moyens, il devra alors payer de sa personne, sous une forme ou sous une autre ! Le commanditaire ne sera d’ailleurs pas en reste, il sera aussi soumis à contribution… D’une façon générale, soit ils ont la chance d’avoir des anges noirs amicaux avec eux, et dans ce cas, l’échange est mutuel et consiste à rendre service comme on le ferait avec un ami. Il faudra alors aimer profondément nos Anges noirs protecteurs, leurs êtres fidèles, sincère et très loyal. Si le sorcier ou la sorcière n’a pas cette chance, il y a fort à parier qu’il ou elle devra rendre « ledit service » dans l’au-delà…

Avant d’invoquer des anges noirs, une prudence s’impose, il s’agit d’une part de bien connaitre les entités auxquelles on fait appel, c’est la moindre des choses, et d’avoir de bonnes notions en démonologie et en goétie. Précisons que les sacrifices (animaux ou pires humains) ne servent absolument à rien, les entités ont besoin d’énergie afin de pouvoir se manifester dans notre monde (qui vibre à une autre fréquence que la leur), et l’énergie ne perdurent pas dans le sang issu d’animaux morts car le corps éthérique (qui comprend l’âme) quitte leur corps charnel après la mort de ce dernier, ainsi, le plus important dans cette pratique reste l’utilisation de ses pouvoirs mentaux (ceci est un cheminement spirituel relativement long, notamment si le sorcier n’a pas de facultés Psi développées au départ, ainsi qu’un bon magnétisme et des dons médiumniques (afin de pouvoir ressentir lesdites entités), le mieux est d’être encadré pour le développement de ces pouvoirs et tout particulièrement pour être en fusion énergétique avec ses entités (voyage astral par exemple), ceci pour éviter toute possession « non contrôlée » ;

Inversement, en théurgie les règles sont bien plus complexes puisqu’il faut faire attention à tout et peser les équilibres subtils des forces en présence, négocier le bien fondé de l’action comme les effets induits du rituel. Autant dire que l’étude ésotérique de la situation prend généralement bien plus de temps que le lancement du rituel à proprement parlé… car en Magie Blanche rien n’est laissé au hasard, rien n’est provoqué sans création d’harmonie et volonté faire au mieux, sans vague, en déplaçant adroitement les énergies pour les accroître dans le sens du but rechercher. Les théurgiens sont généralement très rigoureux dans la pratique de la Haute Magie, ils n’hésitent pas à se servir de l’astrologie, de pentacles, de formules tirées des psaumes et de données symboliques relatives à leur Art. On peut donc en déduire que la Magie du chao (ou sorcellerie/goétie) et la Haute Magie (ou théurgie) n’ont pas les mêmes difficultés, si l’une réside notamment dans la difficulté de la gestion de son mental (courage, force, volonté) et de ses capacités invocatoires (et évocatoires), l’autre sera plus complexe d’un point de vue « pratique », car il n’y a aucun risque à invoquer des anges célestes.

Cependant, si dans la majorité des cas, théurgiens et goétiens (ou sorciers) sont dissociés, dans certains mouvement, comme dans le luciférisme et la wicca luciférienne, certains praticiens occultes se situent « entre les deux », on pourrait résumer cela : « Yin-Yang » (dans le bien il y a le mal et inversement). Et parmi eux, beaucoup commencent leur cheminement spirituel en bas, mais dans le but, de parvenir en haut. Cette démarche, est donc, objectivement, transparente vis-à-vis d’eux-mêmes et d’autrui, puisqu’ils ne contestent pas leurs défauts et avouent leurs faiblesses : « il n’y a qu’en connaissant la cause, qu’on soigne les conséquences »… C’est donc une démarche spirituelle psychanalytique et philosophique « connais-toi toi-même et tu connaitra le monde ». Ainsi, dans le cadre de leur vision spirituelle et occulte ils invoquent des entités correspondantes à leur niveau spirituel. A noter par contre, que si les lucifériens traditionnels et les wiccans lucifériens voient les entités comme des êtres « intelligentes » et bien réelles, les lucifériens modernes (comme les satanistes modernes) voient les anges noirs comme des symboles ou égrégores qui leur permettent de générer leur puissance mentale (souvent en libérant leur négativité) en visualisant des emblèmes qui activent la visualisation et par extension la puissance mentale.

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Rédaction : Lilith donkere Hel.

Wiccalucifera©2015.

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