L’INCONSCIENT

L'inconscient dans la psychanalyse

 

 

Définition généraliste

 

L’inconscient (de in-, préfixe privatif et conscient, traduction de l’allemand Das Unbewusste) est un concept de psychologie qui sert à désigner l’activité psychique se déroulant hors de la sphère consciente dans l’esprit d’un individu. L’inconscient désigne donc tout ce qui n’est pas conscient de l’individu.

Freud établit en 1900 sa première topique, composée de trois systèmes : l’inconscient, duquel émanent les désirs/fantasmes, et qui contient aussi des idées et des désirs refoulés (empêchées de “remonter” vers la conscience par la force du refoulement) ; le conscient, qui ne peut pas apercevoir ces idées tant qu’elles demeurent dans l’inconscient ; enfin le préconscient, qui contient les pensées latentes, c’est-à-dire celles qui sont susceptibles de devenir conscientes, celles qui ont pu franchir la censure (ou refoulement) pour accéder à cette “zone” accesssible à l’attention de la conscience.

En 1920, Freud établit une seconde topique comprenant elle aussi trois structures : le ça, réservoir de pulsions inconscientes ; le moi, correspondant à notre centre d’adaptation à la réalité (la conscience) ; enfin le surmoi, intériorisation des interdits et des règles parentales, qui fonctionne comme une instance morale sévère exerçant une partie de la censure (ou refoulement) et représente notre moi idéal. J.Lacan émettra par la suite de nouvelles perspectives quant au fonctionnement de l’inconscient

 

Définition philosophique

La vision spiritualiste du monde décrit l’inconscient comme ce qui n’est pas conscient à notre psyché et qui renfermerait tous nos désirs cachés, nos intuitions, nos aspirations, nos craintes, nos peurs, contrairement à la conscience qui habite tout ce dont nous avons conscience et qui a la faculté mentale d’appréhender de façon subjective les phénomènes extérieurs ou intérieurs. ; car la conscience est en fait la représentation du monde qui nous entoure et de sa propre existence.

Le terme « inconscient » apparaît comme la première fois dans l’ouvrage « Philosophie de l’Inconscient » rédigé par Eduard von Hartmann. Auparavant, en philosophie, on parlait plutôt de “non-conscient“.

La notion d’inconscient sera encore développé plus tard par Sigmund Freud, ce sera même là, le thème central de son travail sur la « psychanalyse ». Ce serait à travers la pratique de l’hypnose que Freud aurait découvert l’existence de processus psychiques inconscients. En effet, la suggestion post- hypnotique lui aurait apporté un argument en faveur de l’existence d’un inconscient.

Carl Gustav Jung, l’élève de Freud, développera lui plus tard le terme d’inconscient collectif.  Dans ce cadre il a sa définition propre . Ici, l’inconscient se composerait d’un
inconscient personnel, d’un inconscient collectif et d’un inconscient spirituel qui nous
préviendrait de dangers et trouverait la solution de certains conflits. Jung donne des exemples de rêves qui auraient une fonction d’avertissement (Jung C. G. L’homme à la découverte de son âme, 1987, Albin Michel, Paris, p. 219 et 261).

Il faut remarquer que les débuts de l’exploration de l’inconscient dans la psychologie marque la fin de son usage dans la philosophie.

 

En 1900, dans L’Interprétation des rêves, Freud écrivait : « Pour bien comprendre la vie psychique, il est indispensable de cesser de surestimer la conscience. »

Il va même plus loin : « L’inconscient est le psychique luimême et son essentielle réalité. Sa nature intime nous est aussi inconnue que la réalité du monde extérieur, et la conscience nous renseigne sur lui d’une manière aussi incomplète que nos organes des sens sur le monde extérieur. »

Freud, dans cette oeuvre, pose l’analogie entre le système de la conscience et le système perceptif. La conscience « n’est plus qu’un organe des sens qui permet de percevoir les qualités psychiques ».

 

L’inconscient dans la spiritualité

 

Victor Frankl décrit l’homme comme “une totalité physique-psychique-spirituelle” et reproche à Freud d’avoir réduit l’homme à sa partie basse lié à ses bas instincts sexuels notamment. Il considère la dimension spirituelle comme une composante innérante à la nature humaine et pose lui aussi l’hypothèse d’un  inconscient spirituel. L’objectif de toute psychothérapie est d’aider le patient à retrouver “sa force intérieure en le poussant vers un but à poursuivre” (1988, Découvrir un sens à sa vie, Les Éditions de l’homme, Montréal, p. 88). La force intérieure c’est l’esprit, le courage, c’est redonner le goût de vivre au patient. Il montre que nous avons des raisons de vivre cachées et qu’il n’y a pas que les pulsions à sonder. Pour lui la dépression est une maladie de l’esprit avant d’être un trouble du narcissisme. L’esprit c’est la liberté, c’est par la force de son esprit que l’homme peut lutter contre tous ses déterminismes.(référence Wikipédia).

Pour développer sa conscience spirituelle, il est fondamental de se « connaître soi-même » holistiquement. Comme l’inconscient dirige à plus de 80% notre cerveau, se connaître soi-même incombe donc d’investir ce dernier. Généralement, les pensées de la conscience parasitent l’esprit, et il faut pouvoir endormir notre conscience et évincer nos pensées pour pouvoir accéder proprement à l’inconscient et être à l’écoute de son « moi profond ».

Il existe plusieurs méthodes pour accéder à l’inconscient :

  • Réaliser la méditation, car elle permet de se mettre en état alpha (voire delta pour des méditations profondes), propice au calme et à la sérénité.

  • Se mettre en transe via diverses techniques comme la respiration holotropique fondée par le Docteur Stanislaf Grof (psychologie transpersonnelle), la danse, le tambour, les substances psychotropes telles que le LSD

  • Décrypter ses rêves, ce que préconisait Freud, il a d’ailleurs rédigé un livre sur ce sujet : “l’interprétation des rêves”. En effet, on peut utiliser les rêves comme moyen d’interprétation de l‘inconscient.

  • Réaliser des séances d’hypnose en induisant la demi-conscience afin de permettre de s’exprimer l’inconscient. Cette pratique se réalise avec un hypnotiseur qui, par divers moyens, induira son sujet dans un état propice faire ressortir ce qui est caché de son esprit, tel que des traumatismes, dans le but de les mettre en avant pour pouvoir justement s’en libérer. Dans notre tradition spirituelle, on utilise aussi cette méthode pour évincer nos déficiences et parvenir à libérer notre âme de ces dernières.

 

La psychanalyse se présente comme une méthode d’investigation des processus psychiques inconscients. Ceci rappelle, en premier lieu, l’intérêt de l’hypothèse : un processus inconscient n’en est pas moins psychique, il pourrait donc, d’après la psychanalyse, être évoqué sous “hypnose“.

 

Investir notre inconscient permettra de savoir nos réels désirs dans cette vie en cours, que ce soit au niveau professionnel, amoureux, etc. Cela permettra d’être mieux dans sa tête. 

D’autre part, une chose très importante pour qui veut devenir médium, investir notre inconscient permettra de prendre connaissance des données (qu’elles soient sensorielles, visuelles, sonores…) envoyées par les esprits; car pour pouvoir se connecter à nous, nous devons mettre en veille notre conscience matérielle et accéder à notre subconscient spirituel, ceci se réalise par le biais de la demi-conscience et de la méditation. Il est absolument nécessaire de faire le vide mental, de la sorte les esprits pourront intervenir et matérialiser des images et des films dans notre esprit; et aucune pensée ne doit donc encombrer ce dernier, sinon on ne parviendra rien à capter de ce qu’ils nous enverrons. 

Les esprits ne disposent pas de conscience matérielle, mais ils disposent de conscience spirituelle et d’inconscient, ils puisent comme nous, dans l’inconscient collectif.


De plus, investir notre inconscient permettra de découvrir nos traumas, les phénomènes liés à l’hystérie réalisés par Freud démontrent bien que lorsque le sujet à connaissance d’un de ses traumas, il parvient très souvent à se soigner du fait qu’il a conscience de la cause de ce dernier, par exemple :
 quelqu’un a peur de l’eau, il découvre grâce à des séances d’hypnoses que dans sa jeunesse il s’est noyé et a été sauvé de justesse, cet incident a donc causé un traumatisme et le sujet avait peur de l’eau sans savoir pourquoi car il ne se rappelait plus de cet évènement tant il fut lointain, grâce à l’hypnose, il a pu se remémorer cet incident, il a pris conscience de la cause de son trauma et cela lui a permis de se soigner, depuis il n’a plus peur de l’eau. Cet exemple illustre bien les avantages des réminiscences de son passée, voire de ses vies antérieures. A ce sujet, “Breuer avait remarqué que l’etat du malade se trouvait amélioré pour quelques heures chaque fois qu’il l’avait laissé raconter, plongé dans un état crépusculaire, spontané et artificiel toutes les réminiscences ou les fantasmes qui assaillaient son esprit.” Jung.

En mettant en avant les traumatismes de notre inconscient, on lutte contre ses phobies et ses peurs. Et on apprend à affronter la part sombre de son être, ce qui rend courageux. Hors, le courage est une qualité essentielle pour qui veut être médium et aller à l’encontre des esprits, et par extension de l’inconnu… Il en est de même pour le voyage astral.

Par la suite, il sera possible d’étendre notre esprit au-delà de la forme physique jusqu’à rejoindre ce qu’on nomme en psychanalyse la conscience universelle ou collective. Ce dernier terme a été fondé par Carl Jung, le père de la psychanalyse moderne, qui a défini l’inconscient collectif comme le premier niveau de la psyché, dans lequel résident les symboles primitifs universels, appelés « archétypes ». Cette matrice d’énergie mentale serait une accumulation de toute l’histoire humaine, de ses expériences, de ses idées, de ses souvenirs, de ses mythes Depuis des millénaires, et que nous captons involontairement. Lorsqu’on évoque d’une sirène par exemple, on puise dans l’inconscient collectif, car tout le monde a entendu parler des sirènes…

Pour aller plus loin, je vous recommande vivement cet ouvrage : l‘inconscient selon Freud, Spinoza, Nietzsche, Schopenhauher.

**Message aux membres VIP : dans un autre article (avec cours audios/MP4), je vous présenterai diverses méthodes permettant d’accéder à votre inconscient et nous verrons commemnt développer votre médiumnité.

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Rédaction : Lilith donkere Hel.

Wicca lucifera©2019.

Mes sources : C-G Jung “psychologie de l’inconscient”.

“L’inconscient”, Christiane Lacôte, aux éditions Dominos Flammario

Et les sites : http://www.histophilo.com/conscience.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/Inconscient

+ mes connaissances personnelles.

 

La sorcière

Grande prêtresse Wiccane luciférienne. Je suis chercheuse en parapsychologie et spiritisme depuis 20 ans, et j'expérimente et me forme en sciences occultes depuis 10 ans. Ce site a pour but de diffuser mon savoir et expériences en ces disciplines qui me passionne.

Cet article a 1 commentaire

  1. J’avais étudié ça à l’université… cela rejoint bien le concept de se connaitre soi meme finalement propre à notre tradition n’est-ce pas??

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