La Magie Européenne

La magie européenne

 

prise au piège de satan

Dans la majeure partie de l’Europe, la sorcellerie était une réminiscence des religions païennes locales. Celles-ci survécurent au moins mille ans après le développement du christianisme.

 

Le jeteur de sorts

Le mot sorcier signifie “jeteur de sorts“.
Depuis le XVè siècle, il désigne les personnes pratiquant la magie. La sorcellerie est toujours pratiquée en Europe. En France, les “esbats“, réunions mensuelles de sorciers, ont toujours lieu, et, en Italie, malgré la forte présence de l’église, la vecchia religione a toujours de nombreux adeptes.

Aux XVIe et XVIe siècles, le nombre impressionnant de personnes torturés et condamnés à mort pour sorcellerie indique l’ampleur du phénomène à cette époque et à quel point cette croyance était ancrée. La persécution des sorcières se répandit rapidement à travers toute l’Europe, et des milliers d’innocents trouvèrent ainsi la mort.
La plupart de ces personnes ne faisaient que célébrer les fêtes païennes dont, notamment, celles des saisons. Or, l’église catholique avait ses propres fêtes les mêmes jours, mais ceux-ci avaient été qualifiés de jours saints pour les dissocier de leurs origines païennes. Les rites de fertilité pour les récoltes et les troupeaux de bétail attirèrent tout particulièrement l’attention des inquisiteurs, de sorte que les personnes les plus pauvres, vivant près de la nature et se soignant par les herbes et les prières, furent accusées de sorcellerie et souffrirent plus que les autres. Ironie du sort, le plus chrétien des symboles, la croix, remonte aux temps païens, des milliers d’années avant la naissance du christ. La croix est un symbole cosmique, un arbre de vie reliant le ciel et la terre: sa branche verticale représente la spiritualité, et sa branche horizontale, la dimension terrestre.
On plaçait souvent une croix à l’intérieur d’un cercle représentant le soleil et l’éternité. Ensemble, ils symbolisaient la terre et la révolution des quatre saisons. Dans de nombreuses formes de magie naturelle, ce symbole était utilisé pour attirer la chance et la protection.

Animaux et divination

Le Dieu de la sorcellerie était toujours appelé le Diable. Chaque fois qu’une nouvelle religion apparaît, le dieu de l’ancienne religion devient souvent le diable de la nouvelle. On pensait que le diable s’incarnait dans un être humain ou un animal. Le premier témoignage de l’apparence humaine ou animale du diable se trouve sur les murs d’une caverne de l’Ariège, dans le sud de la France: sur une peinture, un homme est vêtu d’une peau de cerf et porte des cornes; En Allemagne et en France, le diable était représenté par un bouc dont l’origine était probablement le Dieu Cernunnos. Le recours aux démons familiers pour la divination était répandu dans toute l’Europe. le chef d’un groupe de sorcières imposait le démon familier à utiliser; En France, il s’agissait d’un crapaud, consulté avant toute entreprise. Aujourd’hui, lors des feux de la Saint-Jean pratiqués dans de nombreuses régions d’Europe, on fait passer du bétail à travers les flammes pour le protéger. Les couples sautent au-dessus des flammes en y jetant de l’armoise et de la verveine, et en disant: “Puisse la malchance me quitter et brûler ici.” Chacun remporte ensuite chez soi un tison pour le feu de sa cheminée. La magie du transfert était pratiquée en Europe, car on pensait pouvoir reporter le mal sur un animal ou un objet. Au pays de Galle, on transférait les maladies à un poulet; en Italie, on guérissait la fièvre en la transmettant à un arbre.

Article écrit par Nicolas Pulford.

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Rédaction : Lilith donkere Hel.

Wiccalucifera©2013.

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