Cerridwen

Déesse Cerridwen

Déesse Cerridwen

Déesse de la sagesse et de la fécondité


Cerridwen est la Déesse Gardienne de la Sagesse, de l’Inspiration et de la Renaissance dans le monde celtique. Elle symbolise les trois aspects de la lune : La Vierge, La Mère et la Vieille Femme. Elle symbolise ainsi la Déesse Mère, et donc la fertilité. Sa représentation animale est d’ailleurs la Truie (symbole de fécondité et de l’Autre monde pour les celtes ).
Elle peut être associée à Brigitte, Déesse galloise.

Elle est détentrice d’un des chaudrons les plus légendaires dans les croyances celtiques : Le Chaudron de l’Autre Monde. Dans ce chaudron se trouve la source de la connaissance et de l’inspiration poétique.
L’image du chaudron est très présente dans nos mythologies. Dans les légendes celtes, les chaudrons sont souvent évoqués, et du côté des germains, on peut par exemple penser au chaudron de connaissance dans lequel est recueilli l’hydromel sacré ou bien au chaudron d’Hymir dans lequel est brassée la bière des Dieux. Pensons également à cette croyance irlandaise répandue selon laquelle en dessous des arc-en-ciels se trouverait un chaudron rempli de pièces d’or.
D’une manière générale, le chaudron représente la fécondité et la gestation, la maturité. Il est fort à parier que le chaudron représentait le ventre d’une femme, au même titre que les grottes. Dans les chaudrons se trouvent souvent des richesses, ou des brevages magiques qui permettent à celui qui les boit d’acquérir force ou connaissance.

Comme de nombreuses Déesses Celtes, Cerridwen possède deux enfants ayant des caractéristiques opposées. Sa fille, se nommant Creidwy, était très belle et très intelligente. Elle symbolise la lumière et possède de nombreux dons. Son garçon, Afagddu, est laid et mal formé, dépourvu d’intelligence et de quelconque pouvoir. Il a un caractère méchant et stupide. Creidwy représente l’aspect merveilleux, beau, sage de Cerridwen tandis qu’Afagddu représente son côté obscur ( les Celtes pensaient en effet que toute la nature était basée sur un équilibre dans lequel il n’y a pas de bien ni de mal à proprement parler).

La légende raconte que la Déesse Cerridwen, déçue et attristée de l’apparence de son fils, laissa mijoter un breuvage magique composé de 6 herbes sacrées pendant un an et un jour (la notion d’un an et un jour était une base importante dans la croyance celtique car elle ramène à une vertu essentielle : la patience, puis au cycle de la vie et de la nature que les celtes vénéraient : en un an et un jour toutes les saisons sont passées et le cycle recommence. C’est donc un symbole fort du temps)

Ce Chaudron (appelé « Amen » dans certain écrits ) était sous la surveillance de deux hommes. Le premier était un vieil homme appelé Norda qui devait controller le feu qui faisait bouillir l’élixir de connaissance et Gwyon Bach, chargé de remuer sans cesse le breuvage .

Cette potion avait comme particularité de donner la sagesse et la connaissance divine à condition d’en absorber seulement les trois premières gouttes. Le reste du breuvage était un poison mortel. Elle voulait ainsi compenser les infortunes physiques de son fils en lui donnant un intelligence sacrée.

Malheureusement à la fin de l’année, le chaudron déborda et trois gouttes tombèrent sur le bras de Gwyon, l’homme chargé de remuer le breuvage. Cela le brûla et il eut le réflexe de poser ses lèvres sur la brûlure, avalant ainsi les trois premières gouttes de l’élixir.

A cette instant Gwyon fut rempli de dons et de visions. Il entendit tous les secrets de la vie, passée présente et future. Il eut alors accès à toutes les connaissances et toute la sagesse du monde. Mais sachant que la Déesse Cerridwen allait être furieuse contre lui pour avoir rendu le reste du chaudron mortel, il s’enfuit pour échapper à sa colère.

Cerridwen entendit le bruit de la course de Gwyon et le poursuivit. ( C’est à partir de ce moment qu’un des concepts profondément ancrés dans la culture celtique va être représenté dans la légende : la métamorphose * [voir poème à la fin de l’article]. Les métamorphoses représentaient des dons chamaniques que possédaient les druides, sorcières, magiciens mais aussi les divinités.)

Ainsi Gwyon se transforma en lièvre pour lui échapper mais Cerrydwen se changea en chien de chasse. Gwyon sauta dans une rivière et se métamorphosa en poisson et Cerrydwen devint une loutre. Il se transforma en oiseau et s’envola dans les airs mais elle se changait en faucon. Voulant passer inaperçu, il se transforma en grain de blé et tomba au sol pour se cacher mais Cerrydwen ayant tout vu se transforma en poule et picora les grains pour les avaler.

( Cette fuite peut nous faire penser à la légende germanique racontant la course entre le dieux Loki et les autres Dieux utilisant aussi les métamorphoses animales).

Mais lorsque Cerrydwen repris sa forme humaine, elle se rendit compte que Gwyon avait lui-aussi repris forme humaine dans son ventre et elle se retrouva enceinte. Neuf mois plus tard Gwyon naquit à nouveau. Dégoutée par ce nouvel enfant, elle l’abandonna dans un fleuve, emballé dans un sac de cuir.

Elffin, prince et fils de Gwyddno Garanhir, le trouva et l’adopta. Il devint ainsi le plus célèbre des bardes gallois : Taliesin ( cf « Le livre de Taliesin » recueil de poèmes du Xème siècle ).

Quant à Cerridwen, elle mis au monde un autre enfant. C’était un garçon aussi laid que son frère, ou plus encore, Morfan, qui devint un horrible guerrier. On raconte que lorsqu’il combattit aux côtés d’Arthur, leurs ennemis, les hommes de Mordred, n’osaient pas s’attaquer à lui le prenant pour un démon à cause de son physique répugnant.

**********************************************************************************************************

Rédaction : Clara.

Wiccalucifera©2013.

 

Note : nous avons changé le nom de domaine de ce blog début 2018, de ce fait, nous avons perdu tous vos likes, n’hésitez pas à reliker !

Laisser un commentaire

Fermer le menu
Translate »
×
×

Panier